Cercle de Goundam : Combats meurtriers à Gargando

Selon les premiers éléments d’informations recueillis sur place, c’est un camp retranché du Congrès pour la Justice dans l’Azawad (CJA de la localité qui fut la cible d’une attaque armée. C’était dans la nuit du vendredi 7 au samedi 8 avril. Gargando, une commune rurale, est située à près de 75 km de la ville de Goundam. Cette nuit – là, ce sont des hommes lourdement armés, à bord de plusieurs véhicules et non identifiés, qui ont mené l’attaque. Pendant plus de 2 heures, les armes crépitèrent.
Apparemment, les forces étaient inégales. Car, le CJA laissa sur le terrain 4 à 5 éléments. Un paisible notable, chef de village, perdit également la vie. Ce qui porte le bilan des victimes à 5 ou 6. Les assaillants ont aussi détruit les matériels dont des véhicules du CJA avant de mettre le feu au camp. Rappelons que le CJA a récemment cantonné de nombreux combattants tout autour de la ville de Tombouctou. Histoire de protester contre l’installation des autorités intérimaires. Des renforts s’apprêtaient, semble t – il, à quitter Gargando pour ce front.
Ce qui devrait arriver arriva donc. Dans la commune, l’on parle d’attaque djhadiste. Mais, rien n’est sûr. Les assaillants n’ont rien laissé sur place qui puisse les identifier. Les poursuites engagées par le CJA n’ont également rien donné.

Cercle de SAN: Attaque armée à Bénitiéni
Décidément, l’insécurité règne partout dans notre pays. De l’Est au Nord, les hommes armés n’ont plus de frontières. Rien ne semble les stopper. Face à l’incapacité des pouvoirs publics de s’assumer, en se donnant les moyens appropries de défendre, protéger les personnes et leurs biens, les hommes armés avancent leurs pions. C’est ainsi que dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 avril, ils ont attaqué la localité de Bénitiéni, dans le Cercle de San. C’est le poste de Gendarmerie qui, parait-il, a été la cible. Il y a eu deux blessés graves dont un Gendarme. Y avait-il assez de gendarmes sur place ? Si oui, disposaient-ils d’armements adéquats ?

Coup dur pour le GATIA à Anéfis
C’est un check point tenu par les hommes du Général Gamou qui a été attaqué dans la matinée du vendredi 7 avril. Le bilan fait état de 2 morts dans les rangs du Gatia et quelques blessés. Les regards ont aussitôt été dirigés vers les gens de Kidal, fief des éléments de la CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad). Les forces internationales, onusiennes et françaises, présentes dans la zone, ont brillé par leur absence. Le mois dernier, faut – il le rappeler, c’est un responsable du Gatia qui fut assassiné, à domicile, dans la ville de Ménaka. Le cycle ne semble pas s’arrêter.

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