Pour trouble à l’ordre public, agression physique et atteinte à la liberté de travail : Sept agents de la police radiés par le Ministre Salif Traoré

La Police nationale entend-elle désormais se doter d’une nouvelle image en extirpant de ses rangs les canards boiteux et brebis galeuses, c’est le moins que l’on puisse dire car le couperet de la sanction est tombé raide sur des fonctionnaires de police du corps des sous-officiers.

En effet, ils viennent d’être révoqués par le ministre de la Sécurité et de la protection civile, le Général de brigade Salif Traoré, à travers l’Arrêté N°2016 – 3485/Msic-Sg en date du 4 octobre dernier.

Depuis sa nomination à la tête du département de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de brigade Salif Traoré est désormais engagé et même déterminé à mettre fin au désordre très souvent décrié au sein de la Police nationale. Son ambition est donc de donner une autre image à ce corps. Raison pour laquelle, le Ministre Salif Traoré ne tolère pas les fautes lourdes et autres actes qui vont à l’encontre de la déontologie de la police.

C’est ainsi qu’il vient de radier sept fonctionnaires de police du corps des sous-officiers par l’Arrêté N°2016 – 3485/Msic-Sg en date du 4 octobre dernier. Sont concernés par cette mesure de radiation :

Sergent de police Fadiala Maïga (N°Mle 7491) sergent de police Ibrim Dembélé (N°Mle 7512) Sergent de Police Bandjougou D. Diarra (N°Mle7626) Sergent de Police Fousseini Diakité (N°Mle7898) Sergent de police Nouhoum Traoré (N°Mle 8186) Sergent de police Mahamadou Traoré (N°Mle 8215) et enfin sergent de police Idrissa Berthé (N°Mle 7586).

Ces agents sont donc révoqués du cadre de la police nationale avec suppression des droits à pension. Une mesure lourde et tranchante qui devrait certainement pousser à plus de déontologie et de conscience professionnelle au sein du corps de la Police nationale. Mais que leur reproche-t-on en fait ? Trouble à l’ordre public, menace, agression physique et atteinte à la liberté de travail.

En termes plus clairs, selon nos sources, il y a quelques temps ces agents, des membres actifs du Syndicat des sous-officiers de la police, sont allés, entre autres griefs, jusqu’à menacer certains de leurs collègues qui étaient au poste de service au domicile du ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile.

En tout cas, le Ministre Salif Traoré invite le directeur général de la Police, Moussa Ag Infahi, et le directeur des ressources humaines de prendre toutes les dispositions en vue de l’exécution du présent Arrêté qui tombe ainsi raide, comme un couperet, sur les mis en cause.

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